La contribution du Conseil de développement sur le SRADDT


Voici la synthèse des échanges issus de trois réunions du conseil de développement. Afin d’en faciliter la lecture, les orientations du pays s’appuient sur les trois défis du SRADDT.

 Défi 1 : Amplifier le regain démographique

- Sanitaire et social :

La question des services de santé au sens large est considérée par les membres du conseil de développement comme préoccupante pour les zones les plus rurales, compte tenu en particulier du vieillissement de la population et des tendances lourdes qui s’annoncent. La priorité semble en effet, faute de places suffisantes en établissements, au maintien à domicile mais avec quels services et quels moyens. L’articulation avec les différentes structures hospitalières pour la prise en charge des malades est posée. Quels professionnels demain en campagne ? Les maisons de santé pluridisciplinaires pourraient être une réponse adaptée. Il est à noter que les progrès techniques présentent des solutions novatrices permettant d’apporter des moyens d’assistance. En matière de services à la personne notamment tout ce qui est services à domicile, le problème de fond semble être celui de la formation et de la professionnalisation des personnels.

- Maillage territorial – documents d’urbanisme :

Considérant le Pays d’Ouest Limousin comme un territoire atypique de par sa structuration autour de deux pôles majeurs urbains que sont Saint-Junien et Aixe sur Vienne, puis une importante zone plus rurale, la notion d’équilibre et d’équité territoriales entre ces zones est jugée indispensable. Cela renvoie en pratique aux services en général que l’on doit pouvoir trouver en tout point du pays.
A une échelle plus restreinte, la préservation des équilibres passe aussi par les documents d’urbanisme qui permettent d’assurer une répartition maîtrisée des espaces dédiés à l’habitat, aux activités et à la nature. A ce titre, le Plan Local d’Urbanisme ou la carte communale pour les plus petites communes semblent la solution la plus appropriée. Ainsi, l’ensemble des collectivités locales doit mettre en place ce type d’outil de gestion des espaces.

- Transports :

En matière de transports, le réseau de transports collectifs semble non-adapté aux besoins. Le conseil de développement estime que les bus servant aux transports scolaires pourraient être optimisés et servir en même temps par exemple au transport de salariés.
Il faut également sensibiliser et encourager les citoyens à utiliser les moyens existants au détriment de leur voiture personnelle chaque fois que cela est possible. A défaut, il faut favoriser le covoiturage et organiser une rencontre des acteurs publics / privés.

- Economie - tourisme :

L’économie est réaffirmée comme moteur de tout développement d’un territoire, car il est producteur de richesses directes et indirectes. Aussi l’accueil et l’accompagnement de nouvelles activités sont jugés comme indispensables par les membres du conseil de développement. Une attention particulière doit être également portée sur les transmissions/reprises d’entreprises.
Concernant le tourisme, cela ne fait plus de doutes aujourd’hui, le tourisme est considéré comme une activité économique. C’est pourquoi, tout le monde reconnaît la richesse et la qualité locales de la nature. L’offre touristique existe, cependant, il semble plus que nécessaire de la rendre lisible, de communiquer sur son existence par l’exemple. La question de la « concurrence » des offices de tourisme est clairement posée par le conseil de développement. Une véritable mise en réseau des acteurs présents doit exister (offices de tourisme, PNR, CDT, CRT… et associations).
La voie verte, la seule existante en région Limousin, est par exemple citée à plusieurs reprises comme un axe de développement potentiel.

 Défi 2 : Affronter le défi énergétique et climatique

- Bâtiments et constructions écologiques :

L’objectif d’aller vers le développement de constructions écologiques a été unanime, que ce soit sur des bâtiments publics comme privés. Le conseil de développement souhaite que les collectivités locales s’impliquent dans une telle démarche en montrant l’exemple, mais aussi en engageant une forte campagne d’information et de sensibilisation en direction des privés.
En terme d’économies d’énergies vis-à-vis des bâtiments publics existants, il a été souligné que de nombreuses possibilités s’ouvrent aux collectivités aujourd’hui pour améliorer des situations souvent « énergivores ». Le coût d’un diagnostic ne semble pas très onéreux eu égard aux importantes économies pouvant en résulter. L’amélioration peut passer parfois par la réalisation de travaux plus ou moins lourds avec la mise en place de solutions alternatives, mais aussi parfois tout simplement par un autre fonctionnement relevant plus d’un code de bonnes conduites.
En tout état de cause, il semble primordial de : limiter les consommations d’énergies fossiles en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre ; limiter l’impact environnemental des bâtiments lors de leur construction mais également lors de leur déconstruction en ayant recours aux énergies renouvelables et à des isolants issus du règne végétal ou animal qu’il est encore bien difficile de trouver aujourd’hui ; apporter plus de confort en matière de chauffage et en matière de production d’eau chaude sanitaire.

- Agriculture :

Les membres du CD ont exprimé le souhait de voir se développer une agriculture raisonnée, permettant de sauvegarder et de protéger la qualité des paysages et de l’eau sous toutes ces formes.
La course à la mécanisation et à des exploitations de très grande taille a également été dénoncée. Ces exploitations réduisent fortement l’installation en agriculture raisonnée, voire biologique, dont les porteurs se trouvent confronter à un problème de disponibilités de terres. Pourtant, il est constaté qu’une réelle demande existe en la matière et que de véritables marchés existent pour ce type d’exploitations afin de maintenir un équilibre et de la biodiversité.

 Défi 3 : Affirmer un Limousin ouvert, connu et reconnu

Sur le défi d’un Limousin ouvert, les membres du conseil de développement ont mis l’accent essentiellement sur les technologies de l’information et de la communication. Parmi les services, l’accès au haut débit en tout point du territoire, que ce soit à destination des acteurs économiques que des privés, est jugé comme indispensable. Il en va de même pour la téléphonie mobile. Sur ces deux points, l’incompréhension existe puisque Dorsal, voulu par les collectivités territoriales aurait déjà dû couvrir les besoins selon le calendrier initial. Comment engager une politique d’accueil qualitative aujourd’hui sans que le territoire ne bénéficie de couvertures de qualité ?





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